Thèse de Cassiciacum: Le siège apostolique est-il vacant? (Lex orandi, lex credendi)
| Authors | Guérard des Lauriers, Michel Louis, O.P. Lucien, Fr. Bernard |
| Tags | Papacy, papa materialiter, material pope, DeepL translation |
| Publisher | Association Saint-Herménégilde |
| Published | 17 mag 1979 |
| Date | 17 gen 2018 |
| Languages | fra |
| Identifiers | uri: http://liguesaintamedee.ch/notre-position/these-de-cassiciacum |
| Formats | DOCX, EPUB, ODT, PDF |
Description
Is sedeprivationism a revival of the Waldensians', Hus's, and Wycliffe's heresy?
good brief bio of Bp. des Lauriers: p. 35fn3 of this
DOCX & EPUB are a DeepL Pro NMT machine English translation.
PDF pp. 108-10 quote a conference by Montini in which he mentions mathematics, Plato, Galileo, and the Italian panpsychist Varisco. Montini is Pythagorean (like Freemasons)! He says:
Ce n'est pas sans raison que Galilée affirme [oú?] qu'en mathématiques (et comment se fait-il qu'aujourd'hui les mathématiques n'y arrivent pas) notre connaissance « égale la connaissance divine dans la certitude objective, car elle parvient à saisir la nécessité », et ainsi « participe à la divinité», du seul fait que l'intelligence humaine comprend la nature des nombres, « je le sais très bien, et je ne serais pas éloigné de porter le même jugement» que Platon à cet égard (cf. Varisco).
It is not without reason that Galileo affirms [where?] that in mathematics (and how is it that today mathematics cannot do it) our knowledge "equals divine knowledge in objective certainty, because it comes to know necessity", and thus "participates in the divinity", from the sole fact that human intelligence understands the nature of numbers, "I know it very well, and I would not be far from making the same judgment" as Plato in this respect (see Varisco).
Bp. Des Lauriers's brief refutation says Montini was "radicalement viciée par le rationalisme athée " ("radically vitiated by atheistic rationalism") who confused
deux « nécessités », à savoir: celle des enchaînements formels qui sont l'objet de la mathématique; celle des principes métaphysiques qui fondent la connaissance de la réalité.
two "necessities", namely: that of formal links which are the object of mathematics; that of the metaphysical principles which underlie the knowledge of reality.
cf.:
- Guérard des Lauriers, O.P., “Du nécessaire en mathématiques,” Revue Néo-Scolastique de Philosophie 39, no. 50 (1936): 184–207.
"una cum Sede apostolica" a fabrication?:
p. 40 of +Guérard des Lauriers, O.P.'s Cassiciacum Thesis says
Nous devons prier pour celui qui occupe materialiter le Siège apostolique, mais nous devons refuser de le considérer comme ne faisant qu'un (una cum) avec l'Eglise Catholique. Il faut, au « Te igitur », dire: « una cum Sede apostolica », et non: « una cum famulo tuo papa nostro P. »
[We need to pray for him who materialiter occupies the Apostolic See, but we must refuse to consider him as being one with (una cum) the Catholic Church. It is necessary at the "Te igiter " to say: "una cum Sede apostolica " and not "una cum famulo tuo papa nostro P. "
The rubrics say to just omit the "una cum " phrase when the See is vacant:
Ubi dicit : una cum famulo tuo Papa nostro N., exprimit nomen Papæ : Sede autem vacante verba prædicta omittuntur.
There is no mention of "una cum Sede apostolica ". Is this a pure fabrication of +Guérard des Lauriers, O.P.?
Yes, it seems to be a fabrication. Sedeprivationists describe it is as a preference:
Why do you prefer "una cum Sede apostolica"?
By this formula, we express our entire submission and union with the Authority of the Apostolic See, an Authority that we do not question when we affirm that the current elect does not hold it.
According to Cassiciacum's thesis, an elected person occupies the Apostolic See, which is not empty. This occupier, although remaining Pope in potentiality, is not Pope, is not the Vicar of Christ, and does not have the Authority on the Church. In these conditions, to designate the Chair instead of designating the Pope elect expresses precisely this reality of the persistence of the Apostolic See by the Existence of an elect despite not having received the authority that he should have over the church. This also expresses the persistence of the possibility of the continuation of the apostolic succession of the Church. The apostolic continuity has not been broken; it allows having, for today and for the future, a person elected or the possibility of an election, otherwise the history of the Church would stop and the gates of hell would prevail.
Pourquoi préférer le « una cum Sede apostolica » ?
Par cette formule, nous exprimons notre entière soumission et union avec l'Autorité du Siège apostolique, Autorité que nous ne remettons pas en question lorsque nous affirmons que l'élu actuel ne la détient pas.
D'après la thèse de Cassiciacum, une personne élue occupe le Siège apostolique, qui n'est donc pas vide. Cet occupant, bien que restant Pape en puissance, n'est pas Pape, n'est pas le Vicaire du Christ et il n'a pas l'Autorite sur l'Église. Dans ces conditions, désigner le Siège à la place de désigner l'élu en tant que Pape, exprime précisément cette réalité de la persistance du Siège apostolique par l'existance d'un élu malgré qu'il n'ait pas reçu l'Autorité qu'il devrait avoir sur l'Église. Cela exprime donc aussi la persistance de la possibilité de la continuation de la succession apostolique de l'Église. La continuité apostolique n'étant pas rompue, elle permet d'avoir aujourd'hui et pour le futur, une personne élue ou la possibilité d'une élection, faute de quoi l'histoire de l'Église s'arrêterait et les portes de l'enfer prévaudraient.
Résumé analytique des cahiers de Cassiciacum
mar. 25 octobre 2016 à 01:54
Ce résumé analytique tente de présenter de façon accessible et synthétique, les idées publiées dans les cahiers de Cassisiacum. Permettant tout autant de retrouver rapidement une information ou une réponse donnée par les cahiers, que d'approfondir une question en suivant les références vers ces cahiers.
Ce résumé concerne les 3 premiers cahiers, il sera complété par la suite.
Les cahiers de Cassiciacum :
Origine
La thèse dite de Cassiciacum fut exposée par Mgr Guérard des Lauriers dès 1973, puis publiée en collaboration avec l'abbé Bernard Lucien dans les cahiers de Cassiciacum entre 1979 et 1981, d'où son nom.
Résumé de la thèse
En 1 phrase
L'élection par le conclave est valide. Mais l'élu, en n'ayant pas de manière habituelle l'intention de réaliser le Bien-Fin de l'Église, met un empêchement à recevoir l'Autorité du Christ sur l'Église. Tant que cet empêchement subsiste, il reste l'élu mais il n'a pas l'Autorité sur l'Église.
Explications
- Bien-Fin : le Bien surnaturel de l'Église qui est aussi sa Finalité surnaturelle, sa Fin.
- L'élection est valide : jusqu'à preuve du contraire (il existe des preuves de la non-validité de l'élection, mais elles ne sont pas certaines).
- Mais l'élection n'est pas suffisante : avant de proclamer le nouveau pape, le cardinal doyen lui demande « Acceptez-vous votre élection canonique comme souverain pontife ? ». Il y a donc bien une distinction entre élection et acceptation.
- L'acceptation : l'acceptation est nécessaire, mais en n'ayant pas l'intention de réaliser le Bien-Fin de l'Église, l'élu met un empêchement à l'acceptation, qui consiste précisément à vouloir réaliser le Bien-Fin de l'Église. (CC 2, p. 86 § 4)
- « l'Autorité du Christ sur l'Église » : l'origine de l'Autorité sur l'Église provient de « l'être avec » du Christ, qui « est avec » le pape. (CC 1, p. 37 § 3 à p. 39 § 1) Comme le pape n'est que le Vicaire1 (remplaçant, adjoint) du Christ, c'est la communication de l'Autorité sur l’Église par le Christ qui constitue l'Autorité du pape. L'élu ne peut recevoir cette communication du Christ, s'il n'a pas de manière habituelle l'intention de réaliser le Bien-Fin de l'Église.
- Jugement sur l'Autorité : on ne peut juger de l'intention interne (privée) de l'élu, ni en connaître les motifs. On ne juge pas non plus l'Autorité. Le seul jugement qui est posé est celui d'affirmer que les résultats des actes de l'élu (actes régulièrement dénoncés par nombre de catholiques) sont en contradiction avec l'« être avec » du Christ. La finalité de « l'être avec » du Christ devant être de réaliser le Bien-Fin de l'Église, si de façon habituelle ses actes ne réalisent pas le Bien-Fin de l'Église, alors cela démontre l'absence de l'« être avec » du Christ. On ne juge donc pas l'Autorité, on ne fait que constater les faits et conclure à son absence.
- « il reste l'élu » : personne d'autre que lui ne peut recevoir l'Autorité tant qu'il reste l'élu du conclave.
Place de l'élu
dans l'Église
L'élection place l'élu en première place de l'Église (CC 2, p. 84 § 5). Il occupe de droit le Siège apostolique, qui n'est donc pas vacant et ne peut recevoir un autre occupant (CC 1, note 21 p. 36). C'est en ce sens qu'il est notre Pontife, car en étant à la première place, il a la charge de « faire le pont sacré », le lien, entre le Christ et l'Église. (CC 1, p. 36 § 3) On doit donc prier pour lui en tant que notre Pontife, mais pas en tant que notre pape.
Actes de l'élu
invalides
Les actes de magistère (enseignement) et de gouvernement de l'élu sont non valides. Les actes concernant le pouvoir de sanctification, sont également non valides par eux-mêmes, mais suppléés en faveur des fidèles par l'Église ou par Dieu. (CC 1, p. 8 § 5 à p. 10 § 1, note 22 p. 37)
Schisme objectif
de l'élu et de ses subordonnés
L'élu n'est plus non plus un avec l'Église (CC 1, p. 39 § 4), car n'ayant plus l'« être avec » du Christ, n'étant plus un avec le Christ, étant donc contre Lui, il ne peut être un avec l'Église, il est en situation de schisme objectif (CC 1, p. 37 § 3 à p. 39 § 1, p. 40 § 4, p. 45 § 2). (Ce schisme de l'élu est souvent appelé « schisme capital » en référence à la tête de l'Église) De même, les évêques, prêtres, et fidèles qui suivent cet élu ne sont plus ni avec le Christ, ni avec l'Église. Ils peuvent ne pas être schismatiques subjectivement, ne pas avoir de volonté de se séparer de l'Église, mais ils sont de fait, et objectivement, séparés du Christ, donc de l'Église. Ils sont donc dans une situation de schisme objectif. (CC 1, p. 44 § 5, p. 45 § 2)
Schisme objectif
des successeurs
Les successeurs du Cardinal Montini (Paul VI) sont également dans une situation de schisme objectif, et donc n'ont pas l'Autorité du Christ sur l'Église, tant qu'ils ne se désolidarisent pas de lui, au moins sur Vatican II, la nouvelle messe et l'absence de l'Autorité du Christ chez le Cardinal Montini. (CC 2S, p. 10 § 5)
Devoir de justification des fidèles
La fidélité à la Tradition impliquant l'obéissance à l'Autorité requiert de pouvoir donner raison de notre espérance et de notre Foi. (CC 1, p. 25 § 3) Le fait que l'Église ne se soit pas encore prononcée sur l'absence de l'Autorité chez l'élu, oblige chaque catholique confronté à la crise actuelle de l'Église et voulant la comprendre, à observer les faits (les actes de l'élu) et faire le raisonnement afin d'arriver à cette certitude que l'élu n'a pas l'Autorité sur l'Église. (CC 2S, p. 4 § 1)
Pape ≠ pape
formaliter ≠ materialiter
Autorité ≠ autorité
On fait trois distinctions. Concernant la personne : Pape et pape. Concernant l'exercice de la fonction : materialiter et formaliter. Concernant le résultat des deux premières : l'Autorité et l'autorité. Le Pape occupe le Siège apostolique, et il exerce l'Autorité; il est Pape, à la fois materialiter et formaliter. Le pape occupe le Siège apostolique, mais il ne peut exercer l'Autorité; il est pape seulement materialiter , il est l'« autorité »2. (CC 1, p. 21 § 8 à p. 22 § 1)
[1] Encyclique Mystici Corporis , Pie XII, 1943, § 39 (PDF p. 10) : « Car Pierre, par la vertu du primat, n’est que le Vicaire du Christ, et il n’y a par conséquent qu’une seule Tête principale de ce Corps, à savoir le Christ ; c’est lui qui sans cesser de gouverner mystérieusement l’Église par lui-même, la dirige pourtant visiblement par celui qui tient sa place sur terre, car depuis sa glorieuse Ascension dans le ciel, elle ne repose plus seulement sur lui, mais aussi sur Pierre comme sur un fondement visible pour tous. Que le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu’une seule Tête, Notre immortel Prédécesseur, Boniface VIII, l’a officiellement enseigné dans sa Lettre Apostolique Unam Sanctam et ses successeurs n’ont jamais cessé de le répéter après lui. »
[2] CC 2, note 5 p. 5 : « Nous appelons Autorité , dans l'Eglise, la personne physique et morale qui occupe le Siège apostolique, lorsque cette personne est Pape « formaliter ». Nous appelons « autorité », dans l'église, la personne physique et morale qui occupe le Siège apostolique, lorsque cette personne est pape « materialiter ». C'est la crise de l'église qui contraint de faire cette distinction. Est Pape formaliter l'élu d'un Conclave valide qui vise habituellement le Bien de l'Eglise ; et qui, remplissant cette condition, reçoit la communication d' « être avec » promise et exercée par le Christ (Matt. XXVIII, 20). Est pape materialiter l'élu d'un Conclave valide qui ne vise pas habituellement le Bien de l'Eglise. »
Materialiter - Formaliter
Distinction fondée sur l'hylémorphisme : doctrine qui attribue à l'être une forme et une matière (voir : CC 2, p. 83 à 86). On distingue :
- Materialiter : matériellement, ce qui appartient aux causes matérielles, les conditions matérielles nécessaires à l'existence de l'objet.
- Formaliter : formellement, ce qui appartient aux causes formelles, l'essence de l'objet, ce qui le définit.
L'élection dispose
la matière
L'élection valide est une des causes matérielles nécessaires à l'existence du pape. Quelqu'un qui ne serait pas validement élu ne pourrait donc pas être pape matériellement (et en conséquence ni être pape formellement, car s'il n'y a pas la matière, il ne peut y avoir l'essence).
L'« être avec »
constitue la forme
La communication de l'Autorité, ou de l'« être avec », par le Christ à l'élu est la cause formelle de la papauté. C'est ce qui constitue la papauté en lui donnant sur l'Église le triple pouvoir impliquant une triple Autorité : d'enseignement (ou du magistère), de gouvernement et de sanctification 1. L'élu lorsqu'il accepte la communication de l'Autorité par le Christ devient pape formellement. S'il refuse ou y met un empêchement, il reste simplement pape matériellement (donc simplement élu) jusqu'à son acceptation, l'annulation de son élection ou sa mort.
L'élection subsiste
sans l'« être avec »
Lorsque la forme disparaît ou si elle n'est pas réalisée complètement, la matière continue néanmoins d'exister. Par exemple dans le sacrement du baptême, si la bénédiction n'est pas dite complètement, le baptême n'est pas valide, mais l'eau ne disparaît pas pour autant. Il en va de même pour l'élu. S'il n'obtient pas ou qu'il perd la forme de la papauté, il reste un homme et il reste l'élu. Tout ce qui constitue la matière de la papauté continue d'exister indépendamment chez l'élu.
[1] Encyclique Mystici Corporis , Pie XII, 1943, § 37 (PDF p. 9) : « En outre, il a communiqué aux Apôtres et à leurs successeurs un triple pouvoir : celui d’enseigner, celui de gouverner et celui de mener les hommes à la sainteté »
L'infaillibilité
Différents Magistères infaillibles
Ordinaire / extraordinaire
Deux modes d'exercice : Magistère extraordinaire et Magistère ordinaire. Ce dernier est souvent oublié ou minimisé par erreur chez les traditionalistes. (CC 1, p. 10 § 2 à p. 11 § 3)
Magistère Extraordinaire n'est plus utilisé
Un pape seulement materialiter jouit du charisme de l'infaillibilité du Magistère Extraordinaire Pontifical si les conditions précisées par la constitution dogmatique Pastor æternus (Vatican I) sont réalisées. Mais aucun élu depuis le Cardinal Montini n'a réalisé ces conditions, aucune de leurs déclarations ou de leurs actes ne ressortent en droit du Magistère Extraordinaire Universel. (CC 1, p. 11 § 5-7)
Infaillibilité ou inerrance
On fait la distinction entre l'infaillibilité et l'inerrance (CC 2, p. 88) :
- L'infaillibilité consiste en ce que le « sujet » (Pape, Concile, Evêques dispersés ou réunis...) qui pose une affirmation, le fait en de telles conditions que, de par l'assistance du Saint-Esprit, il ne peut pas se tromper. C'est une qualification subjective car elle concerne l'origine de l'affirmation : la communication de l'Autorité divine par l'« être avec » promis par le Christ (CC 1, notes 37-38 p. 46), indépendament de son contenu. Ce sont les conditions dans lesquelles l'affirmation est faite qui permettent de déterminer cette origine (par ex. : infaillible lorsque Ex cathedra, ou réunion en concile, etc.).
- L'inerrance consiste en ce que l'affirmation considérée ne contient pas d'erreur. C'est une qualification objective car elle concerne le contenu de l'affirmation.
L'origine divine est
gage d'inerrance
L'infaillibilité entraîne l'inerrance. L'Autorité, en se mettant dans des conditions observables qui assurent de l'origine infaillible de l'affirmation (elle s'adresse à l'Église au nom et en vertu du Christ (CC 1, p. 26 § 2)), assure à son tour aux croyants, avec une certitude de Foi, l'inerrance de l'affirmation proposée, qui exprime donc la vérité sans erreur. (CC 2, p. 88 § 6, p. 89 § 5)
Sous infaillibilité, l'errance est le signe d'un défaut d'Autorité
Correction d'une erreur commune : l'infaillibilité s'applique toujours en droit dès lors que les condition sont réunies, indépendamment du contenu de l'affirmation, car ce qui constitue l'infaillibilité c'est l'Autorité du Christ. Ainsi, s'il y a contradiction avec l'enseignement de l'Église et donc errance, cela ne montre pas que l'infaillibilité ne s'applique pas en droit à cette affirmation, cela montre qu'il y a un défaut quant à l'origine de cette affirmation. Origine devant être l'Autorité venant du Christ communiquée au pape et à l'Église et assurée par le Saint-Esprit. Croire que l'infaillibilité ne s'appliquerait pas reviendrait à réduire l'infaillibilité à l'inerrance.
Réduire l'infaillibilité à l'inerrance ruinerait l'Autorité
Réduire l'infaillibilité à l'inerrance, c'est-à-dire considérer que l'infaillibilité n'est défini que comme une conformité à la Tradition de l'Église, reviendrait à supprimer le « critère d'autorité », et donc le rôle premier de l'Autorité comme garante de la vérité et garante de la conformité à la révélation. (CC 2, p. 89) (Il ne faut pas oublier qu'en dernier recours, il revient à l'Autorité, donc au pape formaliter de juger de la conformité de ses propres affirmations à la vérité. Donc si l'Autorité se prononce, nous devons nous soumettre.)
L'invalidité des élections
Manque de preuve
Il est possible que certaines élections par les conclaves depuis Paul VI soient invalides, mais nous ne disposons pas de preuve certaine. (CC 2S, p. 4 § 2) En l'absence de certitude, la thèse ne se fonde pas sur la non validité des élections.
L'hérésie ou le schisme subjectif de l'élu
Subjectif ≠ objectif
Il faut distinguer le schisme subjectif qui est la volonté de se séparer de l'Église, et le schisme objectif qui est le fait d'être séparé objectivement de l'Église, donc indépendamment de l'intention ou de la volonté de la personne. Il en va de même pour l'hérésie.
Manque de preuve
La thèse ne s'appuie pas sur l'hérésie ou le schisme subjectif des élus, depuis Paul VI, pour tirer ses conclusions. Car malgré la convergence des nombreux arguments développés pour inculper les différents élus depuis Paul VI d'hérésie, ces arguments n'apportent pas la certitude de l'hérésie formelle de ces élus. La thèse ne s'appuie donc pas sur l'hérésie ou le schisme de l'élu. (CC 1, p. 36 § 2, p. 78 § 1-4, p. 82 § 4-5)
Si avéré, l'élection
serait invalide
Pourtant, si l'élu avait l'intention avant son élection de ne pas réaliser le Bien-Fin de l'Église, alors son élection devrait être considérée comme invalide, car il serait schismatique subjectivement. Mais seule l'Autorité pourra le juger de façon définitive. (CC 1, p. 80 § 6 à p. 81 § 1, p. 88 § 1 à 3)
Un pape sosie, conditionné, drogué ou manipulé ?
Inutilité des motivations
de l'élu
Possible. Mais ce n'est pas la question à laquelle tente de répondre la thèse. La question à laquelle elle répond, c'est : devons-nous obéissance à la personne qui se trouve actuellement sur le Siège Apostolique ? La réponse de la thèse étant négative, que cette personne soit ou non un sosie, qu'elle soit droguée, manipulée ou contrainte, qu'elle soit conditionnée par des idées modernistes, libérales ou autres, nous n'avons pas besoin de le juger, et cette considération n'intervient pas dans les arguments de la thèse. (CC 1, p. 40 § 5 à p. 41, p. 93 § 3 à p. 99)
Juger le pape, juger l'Autorité ?
Ne pas juger
l'intention interne
Affirmer que l'élu est hérétique ou schismatique implique de le juger, de juger son intention. Or la thèse évite cette affirmation, car elle ne veut pas juger de la personne de l'élu (« Nous entendons en effet ne pas juger celui qui est pape, fût-ce seulement materialiter » : CC 1, p. 79 § 6). La thèse se limite à juger que le résultat de ses actes ne réalise pas le Bien-Fin de l'Église. Ce qui est en contradiction avec l'« être avec » du Christ. (CC 1, p. 78 § 5 à p. 79)
La thèse ne juge pas l'Autorité, mais de l'absence d'Autorité
Contrairement aux autres collectifs humains, dans l'Église, les membres n'ont pas à priori de droit de regard sur l'Autorité, car elle est divinement instituée. Dans l'Église, le droit de regard n'appartient aux subordonnés qu'à postériori et négativement. Négativement , car ils ne peuvent pas juger les actes relevant de l'Autorité divine eux-mêmes, mais seulement de l'absence de cette Autorité divine. Et à postérieuri , car ils ne peuvent juger l'Autorité, mais seulement observer les contradictions qui sont les conséquences de ses actes de gouvernement et d'enseignement. Ces contradictions étant exclues par l'Autorité divine, il n'est pas seulement un droit, mais un devoir de juger de la possible absence de cette Autorité divine lorsque l'on observe ces contradictions. Ce jugement des fidèles porte donc alors, non sur l'Autorité, mais sur le fait que l'Autorité n'existe pas. (CC 1, note 66 p. 92)
N'a pas l'intention de …
≠ A l'intention de ne pas …
La thèse affirme que l'élu « n'a pas l'intention de réaliser le Bien-Fin », mais elle refuse d'affirmer que l'élu « a l'intention de ne pas réaliser le Bien-Fin », ce qui correspondrait à le déclarer comme schismatique. (CC 1, p. 80 § 4 à p. 82)
L'Autorité dans l'Église
L'union au Christ
est nécessaire
En tant que Corps Mystique du Christ, rien ne subsiste dans l'Église que par la relation au Christ qui en est le Chef, la Tête (CC 1, p. 44 § 5). Si un être humain refuse la Communication qui procède du Chef de l'Eglise, il n'est en aucune façon membre de l'Eglise, bien qu'il ne soit pas impossible qu'il le devienne. (CC 1, p. 45 § 2)
L'Autorité est liée à sa Finalité qui nécessite l'intention
Le Christ est l'Autorité de l'Église. Mais l'Autorité n'existe pas d'elle-même, elle n'existe que pour réaliser le Bien-Fin de l'Église. L'élu n'a pas l'Autorité de lui-même, il l'a uniquement parce qu'elle lui est communiquée par le Christ en vue de réaliser le Bien-Fin de l'Église. Cette communication nécessite que l'élu aie de manière habituelle l'intention de réaliser le Bien-Fin de l'Église. Et cette communication est fondée sur l'« être avec », du Christ à l'élu (bien que nécessairement réciproque). (CC 1, p. 43 § 2 à p. 60 § 6)
« être avec » est ou pas.
Par contre : l'intention est ± réalisée
Précision : l'essence de l'Autorité, ce qui la constitue, est la Communication d'« être avec » qui procède du Christ. Et la condition nécessaire de l'Autorité, est l'intention habituelle de réaliser le Bien-Fin immanent à l'Église, intention réelle car habituelle (CC 1, p. 58 § 3). L'essence est ou n'est pas, alors que la condition peut être plus ou moins bien réalisée, en fonction des talents et des carences de l'élu à recevoir cette Communication (CC 1, p. 58 § 7 à p. 60 § 6).
Pas d'« être avec » implique le schisme
Il en va de même pour l'élu vis-à-vis de l'Église. Si l'élu n'est pas avec le Christ, il n'est pas non plus avec l'Église, puisque l'Église est nécessairement avec le Christ (elle ne peut exister sans sa tête). En conséquence, là où on croirait voir que l'Église n'a plus l'« être avec » du Christ, ce sont en réalité les personnes qui ne sont plus avec l'Église. (CC 1, p. 44 § 5)
Lorsque le siège est vacant (entre deux papes), ou si l'élu n'a pas l'Autorité, le Christ continue à « être avec » son Église, c'est-à-dire avec ceux qui sont avec Lui, tout en maintenant en place l'autorité humaine, et donc la structure de l'Église, pour sa survivance. (CC 1, p. 57 § 5)
Soumission indirecte
au Christ
Les fidèles ne doivent soumission qu'au Christ et à son Autorité. S'ils se soumettent aux membres de l'Église, c'est parce qu'ils se soumettent à l'Autorité du Christ qui leur est communiquée tant que le Christ est avec eux. La soumission est relative à la réalisation de la Fin de l'Église et à l'Autorité qui ordonne à cette réalisation. (CC 1, note 33 p. 43)
Pas de « devoir de désobéir »
Le « devoir de désobéir » à l'Autorité du pape est une erreur. Ce « devoir de désobéir » n'est possible que lorsque seul le Magistère non infaillible est impliqué. (CC 1, p. 26 § 2 à p. 29 § 1, p. 92 note 66 § 7)
Quand accorder le bénéfice du doute
Les fidèles doivent a priori supposer que l'autorité a l'intention de réaliser le Bien-Fin de l'Église, et donc y être soumis. Mais si une expérience prolongée et généralisée montre que ce n'est pas le cas (non seulement en paroles, mais surtout en actes (CC 1, p. 51 § 5)), il faut en conclure que, l'autorité ayant perdu sa raison d'être, il n'y a plus à lui être soumis, et que même, il faille lui résister. (CC 1, p. 43 § 1)
Errements accidentels
ou essentiels
Les défaillances accidentelles de l'autorité, résultant de la réception non adéquate de l'« être avec », c'est-à-dire pas comme ni autant que cette réception devrait être, ne suspendent pas la Communication de l'« être avec » de la part du Christ. (CC 1, p. 52 § 5 à p. 55 § 2, p. 57 § 3)
L'Autorité interprête
et juge ses actes
D'autre part, comme le pape a l'Autorité (dans le cas d'un pape formaliter), c'est à lui que revient en dernier recours de juger de l'orthodoxie de ses enseignements et de la justesse de son gouvernement. C'est donc à lui que revient en dernier recours de juger de la conformité d'une affirmation ou d'un jugement à la Vérité et à la Tradition. (CC 1, p. 88 § 8 à p. 89 § 1)
Dans l'Église, l'Autorité séparée est nulle
Différence entre l'autorité d'un collectif humain et l'Autorité dans l'Église. L'Église n'est pas un collectif humain comme les autres, car Elle est ordonnée au Bien surnaturel de ses membres, qui est sa Fin. L'autorité d'un collectif humain peut, même en cas de déficience, porter des actes valides car objectivement justifiés par le bien commun. Par contre dans l'Église, Corps du Christ, le Bien-Fin ne peut être atteint sans être en communion avec le Christ, sa Tête. (CC 1, p. 90 § 8 à p.93 § 2)
Preuve de la thèse
Structure de
la preuve
La preuve se fonde sur deux éléments. L'observation qu'à cetains moments ponctuels, le Cardinal Montini ne bénéficiait pas de l'« être avec » promis par le Christ, ce qui montre des absences au moins temporaires de l'Autorité chez de Cardinal Montini. L'autre élément est l'absence habituelle d'intention de réaliser le Bien-Fin de l'Église, qui montre que les défauts ponctuels ne sont en fait que les manifestation ponctuelles d'un état permanent de manque d'Autorité due à l'absence de l'« être avec » du Christ. (CC 1, p. 22 § 2)
Absences ponctuelles d'infaillibilité
Vatican II,
nouvelle messe,
Code de droit canonique
Il est certain que « Paul VI n'était pas Pape formellement » (qu'il n'avait pas l'Autorité sur l'Église), au moins à partir de la Déclaration Dignitatis humanæ personæ du 7 décembre 1965, grâce à la doctrine de l'Église sur l'infaillibilité du Magistère (Magistère Ordinaire Universel). Le fait est qu'il y a eu errance lors de trois événements où en droit l'infaillibilité devrait exclure toute errance : la promulgation de Vatican II, de la nouvelle messe et du nouveau Code de droit canonique. (CC 2S, p. 4 § 4 à p. 9)
Absence habituelle d'intention manifeste
En 1 phrase
La preuve se fonde sur le fait qu'il y a une incohérence constante entre les paroles et les actes du Cardinal Montini, et que cette incohérence ainsi que les résultats constamment observés de son Pontificat, infirment avec une certitude suffisante pour l'agir humain (dans notre cas, doit-on ou non obéir), la cohérence attendue d'une personne qui, bénéficiant de l'« être avec » du Christ, devrait avoir comme condition et mesure de cet « être avec » nécessaire au gouvernement de l'Église par le Christ, l'habituelle intention manifestée de réaliser le Bien-Fin de l'Église. (CC 1, p. 51 § 1-9)
Explications
- L'incohérence, CC 1, p. 68 § 2-3 : « on observe qu' habituellement , le rapport entre les paroles et les actes du Cardinal MONTlNI, loin d'être la cohérence, est une sorte de dialectique qui introduit d'autant plus efficacement par les actes le contraire de ce que signifient les paroles, que celles-ci paraissent plus rassurantes. » En effet, objectivement, les paroles rassurantes servent à mieux assurer l'efficacité des actes contraires. Plusieurs exemples en sont donnés : CC 1, p. 9 § 4, p. 68 § 2, note 53 p. 68-70, note 55 p. 72-73
- La constance : même en tenant compte de la contingence subjective qui s'exprime dans tout comportement humain, même dans la plus authentique Autorité, le fait que ce comportement, si aberrant soit-il, est toujours le même, dans tous les domaines et durant quinze années, il n'est pas possible d'en rendre compte par cette contingence. Un comportement stable ne peut avoir qu'un principe stable, à savoir le vouloir du sujet, quoi qu'il en soit des motivations dont Dieu seul peut juger. Il convient alors, dans ces circonstances, de ne retenir que les actes et les conséquences, et non les paroles visant à leur donner un sens différent de la réalité. (CC 1, p. 70 § 1-2, p. 31 § 2) Ce sont les comportements convergents et persistants qui manifestent au mieux la véritable intention : « Vous les connaîtrez à leurs fruits » (Matt. 7.16, 20). (CC 1, note 19 p. 31)
- La certitude suffisante: la convergence d'expériences différenciées prouve avec la certitude propre à l'ordre moral, c'est-à-dire la certitude reposant sur de fortes probabilités, et suffisante pour l'agir humain (dans notre cas doit-on ou non obéir). Les conditions sont particulièrement favorables à cette certitude, car le but n'est pas d'affirmer la cohérence d'un comportement, mais d'infirmer la cohérence (de la nier) attandue d'une personne ayant habituellement l'intention de réaliser le Bien-Fin. (CC 1, p. 72 § 3 à p. 73 § 1, p. 74 § 1-4)
- L'intention manifestée : la thèse fait bien la distinction entre le devoir de juger l'intention en tant qu'elle se manifeste extérieurement et le devoir de ne pas juger l'intention interne. Et ce devoir nous impose d'attribuer au Cardinal Montini l'intention manifeste d'avoir fait (ou laissé faire) ce qu'il a fait et qui est incompatible avec l'intention qu'il devrait avoir habituellement et devrait donc manifester, de réaliser le Bien-Fin de l'Église. (CC 1, p. 74 § 5 à p. 76 § 3)
Les nouveautés de la thèse
Subsistance du
pape materialiter
Bien que la distinction matière - forme du pontificat existe depuis longtemps 1, la question de savoir si l'élu reste l'élu (donc reste pape materialiter) s'il ne reçoit pas l'Autorité du Christ (donc s'il ne devient pas pape formaliter) n'avait encore jamais été abordée auparavant par les théologiens. (CC 1, p. 76 § 4 à p. 77 § 2, CC 2, p. 84 § 2)
[1] De Romano Pontifice , Saint Robert Bellarmin, (au XVI-XVIIème siècle), L. II, c. 30 : « ... les cardinaux, lorsqu'ils créent le pontife, exercent leur autorité non pas sur le pontife, puisqu'il n'est pas encore, mais sur la matière, c'est-à-dire sur la personne qu'ils disposent en quelque manière par l'élection, pour qu'elle reçoive de Dieu la forme du pontificat ; ... »
L'una cum
L'élu est séparé
de l'Église
« Nous devons prier pour celui qui occupe materialiter le Siège apostolique, mais nous devons refuser de le considérer comme ne faisant qu'un ( una cum ) avec l'Eglise Catholique. Il faut, au « Te igitur », dire: « una cum Sede apostolica », et non: « una cum famulo tua papa nostro P. » 1 . » (CC 1, p. 39 § 5 à p. 40 § 2)
[1] CC 1, note 30 p. 40 : « Le pape, comme l'évêque du lieu, sont nommés uniquement au titre de leur juridiction sur le lieu où se célèbre la Messe. La preuve en est que le célébrant nomme toujours l'évêque du lieu, même si celui-ci n'est pas le propre ordinaire du célébrant. On voit la « non-cohérence » qu'il y a à nommer un autre évêque, « par dévotion » ou pour tout autre motif. »
Contre arguments
Un père reste père
Contre argument : le père qui se laisse aller à l'inconduite demeure père vis-à-vis de ses enfants.
Le père reste père comme l'élu reste l'élu
En fait, cet argument montre par analogie, la pertinance de la thèse de Cassiciacum. Car en effet, dans un tel cas, un père peut être déchu de sa paternité par un tribunal, tout en restant père biologique. Il perd alors son autorité parentale. Mais de même que le père déchu doit être respecté, un pape materialiter doit être respecté et l'on doit prier pour lui. De plus, le père déchu et le pape matérialiter ont tous deux la possibilité de recouvrer leur autorité s'ils renoncent à leurs errements. (CC 1, p. 89 § 5 à p.90 § 1) (Il est vrai que dans le cas du pape il ne passe pas devant un tribunal, mais le jugement ne fait que légaliser une situation qui existait déjà et qui dans ce cas, est facilement observable.)
quote and translation courtesy "Troubled Teen" of TheTradForum:
"Car l'unité de la Foi ne peut plus être sauvegardée si le Souverain Pontife, c'est-à-dire ce Pontife qui en droit est souverain, renonce à exercer le primat de juridiction; cela, nous sommes malheureusement à même de l'observer. Plus radicalement encore, c'est la possibilité même de la Foi, et pas seulement l'unité qui se trouve annihilée par le schisme, c'est-à-dire par le fait de ne pas être « un » avec l'Autorité de l'Eglise. Car la certitude qui est propre à l'acte de la Foi théologale ne peut être absolue, que si les «articles» sont présentés comme étant divinement révélés par une Autorité qui s'affirme elle-même comme étant infaillible. L' « autorité » qui, en fait, n'affirme plus d'elle-même qu'elle est infaillible, en fait également rend la Foi impossible dans toute l'Eglise; elle fait schisme avec l'Autorité et avec toute l'Eglise, parce que le signe propre de l'Autorité dans l'Eglise est précisément de revendiquer pour elle-même, le privilège de l'infaillibilité dont le Christ ne cesse d'investir Son Epouse bien-aimée." (Cahiers de Cassiciacum, p. 20)
"For the unity of faith can no longer be safeguarded if the Soveregin Pontiff, that is to say this Pontiff who is sovereign by right, renounces the exercise of the primacy of jurisdiction; this, we are unfortunately witnessing in real time. Even more radically, it is the possibility of Faith itself, and not only unity which is anihilated by schism, that is to say by the fact of not being one with the Authority of the Church. For the certitude which is proper to the act of theological faith cannot be absolute, if the "articles" are not presented as being divinely revealed by an Authority which affirms its own infallibility. The "authority" which, in fact, no longer affirms its own infallibility, in fact makes faith impossible in the whole Church; it is in schism with Authority and with the whole Church, because the proper sign of Authority in the Church is precisely the fact of claiming for itself the privilege of infallibility with which Christ never ceases to invest His beloved Spouse."
This is a fascinating paragraph and possibly gets to the heart of the Crisis: the post-Conciliar hierarchy no longer enjoy the habitual, infallible assistance of the Holy Ghost since they (owing to their dead or dormant faith) no longer claim such infallibility and divine authority for themselves.