Rupture ou fidélité: 1948-1975: une congrégation religieuse dans l'église ébranlée
Description
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Le deuxième concile du Vatican (1962-1965) a donné à l’histoire de l’Église du XXe siècle sa note dominante, et projeté sur la vie des catholiques du monde entier le reflet de ses discussions. Or ce concile a engagé l’Église dans la voie du dialogue avec le monde moderne.
Les congrégations religieuses ont été, du coup, confrontées à des choix sans précédent. La société nouvelle, et les réponses nouvelles que l’Église lui donnait, tout cela a bouleversé les conceptions traditionnelles de la vie religieuse et de l’enseignement catholique. Les dominicaines enseignantes du Saint-Nom-de-Jésus, comme toutes les religieuses, n’ont pas pu rester à l’écart des réflexions que ces bouleversements suscitaient. Elles ont, de ce fait, écrit l’histoire de leur congrégation au sein de ce qu’on appelle la « crise de l’Église ».
Dans cette tourmente, leur mère générale a un jour adressé ces mots aux évêques : « Quand nous paraîtrons devant le Seigneur, je n’aurai à répondre que de moi, de mon gouvernement pendant cette époque déchirée et déchirante, et du service des âmes des enfants qui nous auront été confiées. J’aurai beau répondre que je n’ai volontairement sacrifié des âmes d’enfants que par obéissance à tel ou tel directeur diocésain, je n’en serai pas moins coupable et rien ni personne alors ne me viendra en aide pour justifier mes complicités… Malgré tout ce qui nous sépare, je vous redis, Excellence, ma volonté de ne servir que Jésus-Christ, même dans votre diocèse… Avec la certitude que le Seigneur qui a souffert et qui souffre en chacun de nous, par nous, avec nous et pour nous, est définitivement ressuscité, je prie pour que cette douloureuse passion que traverse l’Église à l’heure actuelle débouche sur la vie, la lumière et la vérité qui est le Seigneur Jésus-Christ. »
C’est l’écho de ce combat et de ce déchirement que les pages de ce livre voudraient faire entendre.
Soeur Alice-Marie est membre de la congrégation des dominicaines du Saint-Nom-de-Jésus de Fanjeaux où elle a prononcé ses voeux perpétuels en 2005. Titulaire d’un doctorat, elle a publié, aux éditions Privat, sa thèse qui retraçait l’histoire de cette Congrégation de 1800 à 1948. Le présent ouvrage s’inscrit dans la lignée de ce premier travail qu’il prolonge en évoquant les années plus récentes, de 1948 à 1975.
384 pages - 14 x 21 cm (éditions Clovis)
English transl. quotes in: "Letter from the Dominicans of Avrillé # 26: September, 2017"
This is a one-of-a-kind work of the history of a religious congregation "of strict observance" (as St. Alphonsus would've called it) fighting for its life / raison d'être during the modernist Vatican II era.
pp. 31-33 (PDF pp. 28-30): extended quote of Pope Pius XII's "Allocution [in French] to the General Superiors of Women Religious Orders and Institutes" ("Ad Moderatrices supremas Ordinum ac Institutorum Religiosarum ob Conventum internationalem, d Sacra Congregatione de Religiosis promotum, Romae coadunatos. "), September 15, 1952, AAS , 44, 1952, p. 824 (cf. TIA article "Virginity Develops a Man’s Personality Much More than Marriage", which quotes S acra Virginitas §§ 37-9 on how the "mutual help" of marriage is not "the means, most suitable in itself, for uniting the souls of the spouses with God by the bonds of charity", as the Holy Office, 1944, said "De matrimonii finibus "), in which he laments:
Nous voulons uniquement Nous adresser à ceux qui, prêtres ou laïcs, prédicateurs, orateurs ou écrivains, n'ont plus un mot d'approbation ou de louange pour la virginité vouée au Christ : qui depuis des années, malgré les avertissements de l'Eglise et à l'encontre de sa pensée, accordent au mariage une préférence de principe sur la virginité; qui vont même jusqu'à le présenter comme le seul moyen capable d'assurer à la personnalité humaine son développement et sa perfection naturelle : ceux qui parlent et écrivent ainsi, qu'ils prennent conscience de leur responsabilité devant Dieu et devant l'Eglise.
cf. §14 ("Objection of those who reject virginity [to promote marriage more] and refutation."), PDF p. 100, of St. John Chrysostom's De virginitate:
many of those who appear to belong to the Church […] fail to make an effort on behalf of virginity because of their weakness of purpose. By denigrating it and representing it as superfluous, they want to conceal their own apathy, so that they seem to fail in these contests not through their own neglect of duty but rather through their correct estimation of the matter. […] virginity is not superfluous but extremely useful and necessary […] Man did need a helper, and she came into being; not even then did marriage seem necessary.
(The last-quoted sentence doesn't restrict women's role to that of bearing natural children; St. John has a very high view of women.)
Fr. Calmel, O.P., was their "religious assistant for a congregation of women", a role Pius XII created in the '50s (cf. p. 97 (PDF p. 91) n94).
Mère Anne-Marie Simoulin, O.P. was a sort of "female ++Lefebvre"! She was elected superior general of the Dominicaines enseignantes du Saint Nom de Jésus in 1967 and, despite the majority of sisters agreeing with her pro-tradition stance, the Sacred Congregation of the Religious deposed her in 1974! In 1975 a faithful remnant convened in Fanjeaux under her leadership.
Mère Anne-Marie's story is an even more incredible than ++Lefebvre's ∵ she was deposed (like a CIA op!); ++Lefebvre resigned as superior general. Her congregation seemed overall more traditional than the Holy Ghost Fathers were post-Vatican II. Her predecessor revised their constitutions in 1957, and mère Anne-Marie requested an apostolic visit prior to her deposition, but the visitor (like the Econe seminary one!) was an innovator.
She was vehemently anti-coed and -pants: §"Mother Anne-Marie Simoulin (†) (Foundress of the Dominican Sisters of Fanjeaux) and the Question of Modesty" (transl. of part of Rupture ou fidélité)
The Teaching Sisters of the Holy Name of Jesus was founded in 1800 and, when vocations dropped, merged with the Dominican Order, becoming Third Order Regulars in 1885, under the guidance of the future master general Cormier, O.P.