Avertissement 1517-2017 : cinq siècles de subversion protestante (suite) L E PRÉCÉDENT NUMÉRO DU SEL DE LA TERRE (nº 99) était déjà entièrement consacré à Luther et au protestantisme. Mais il s’est révélé impossible de concentrer en une seule livraison tout ce qu’il fallait dire pour répondre aux faussetés et aux mensonges diffusés à l’occasion de la célébration du 500e anniversaire de la révolte de Luther et de la naissance du protestantisme. Ces mensonges concernent non seulement la personne de Luther, présenté partout comme un géant qui a produit une œuvre religieuse de première importance et repensé tout le christianisme – « l’homme le plus grand de toute l’histoire allemande » disait déjà Nietzsche –, mais ils portent également, et plus tragiquement, sur la nature et les enjeux de la Réforme. « Le protestantisme, ou la révolte contre l’autorité religieuse, renferme dans ses entrailles le germe de la révolte contre toute autorité politique », écrivait justement Mgr de Ségur dans ses Causeries sur le protestantisme d’aujourd’hui 1. Le protestantisme mène à la révolution ; il est essentiellement, intrinsèquement révolutionnaire. C’est cet aspect, notamment, que développent les articles proposés dans ce numéro, sous trois rubriques successives : 1. Le protestantisme aux sources de la modernité, où sont examinés l’influence du protestantisme sur la philosophie et la théologie modernes ainsi que ses liens avec la démocratie contemporaine et le capitalisme. 2. Les méfaits du protestantisme, où l’on rappelle, à travers quelques exemples, les massacres, les destructions et les actes de vandalisme perpétrés par les huguenots au cours des guerres de religion, « qui ne furent au fond que des guerres de révolution » (R.P. Ventura, cité par Mgr de Ségur, ibid.). 3. Échapper au protestantisme, où la contre-offensive au protestantisme est présentée à travers l’œuvre de controverse apologétique de Bossuet, l’action politique et militaire de la famille de Lorraine au 16e siècle, et le témoignage de plusieurs convertis du protestantisme. On lira avec bonheur, pour terminer, les pages d’Albert Garreau montrant comment la France fut sauvée du protestantisme au 16e siècle par l’intercession de la Vierge Marie. En fin de numéro se trouve l’habituelle rubrique « Lectures », contenant quelques nouvelles de Rome et des documents d’actualité religieuse, ainsi que plusieurs recensions de livres. Le Sel de la terre. 1 — Paris, Tolra, 41e éd., 1894, p. 228 (réédité aux éd. Saint-Rémi, 2014, 14 €).