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Correspondance: François de Sales & Jeanne de Chantal

Correspondance: François de Sales & Jeanne de Chantal

Description

cf. the non-sappy epistolary exchanges between Saints Jerome, Paula and Eustochium, Saints Francis and Clare of Assisi, Saints John of the Cross and Teresa de Ávila, Bl. DIana & Bl. Jordon of Saxony, O.P., etc.

Although the AZW3 & EPUB are samples, they include Max Huot de Longchamp's very good introduction which quotes all the salient quotes from their correspondence, some of which are translated into English here:

Quæcumque enim sunt eadem uni tertio, sunt eadem inter se, eo modo quo in illo tertio unum sunt
Any two things related to a common third are in that same way related to one another.

or ++Sheen's Three to Get Married.

  1. ref:5.98: St. Francis compares the union of his and St. Jane's hearts/souls to the mystical exchange of hearts between Jesus and St. Catherine of Siena.
  2. ref:5.111: "2. Introduction à la Vie dévote, III, 19 ; cf. Aristote, Éthique à Nicomaque , VIII, III."

St. Jeanne de Chantal (Aug. 21) was widowed at 28 and met St. Francis when she was 32 and he (already bishop) was 37. Together they founded the Visitines order, of which St. Margaret Mary Alacoque was a member. St. Francis would send out up to 25 letters per day! He only visited St. Jeanne 7×; most of their relationship was epistolary, which is rare for spiritual direction (cf. Theology of Christian Perfection PDF pp. 567-8), although their relationship progressed into one of collaboration: "« Madame » et « Monseigneur » vont devenir « Ma Fille » ou « Ma Sœur », et « Mon Père », en attendant « Ma Mère » et « Mon très cher Père »" (he, like Bl. Raymond of Capua with St. Catherine of Siena, eventually called St. Jeanne "Mother").

Lettre 223 (ref:10.10), Annecy, 24 juin 1604 (widowed in 1601):

Nos âmes doivent enfanter non pas hors d’elles-mêmes mais en elles-mêmes, un enfant mâle, le plus doux, gracieux et beau qui se peut désirer. C’est le bon Jésus qu’il nous faut enfanter et produire en nous-mêmes [cf. Ga. 4:19] ; vous en êtes enceinte, ma chère Sœur, et béni soit Dieu qui en est le Père.

[…]

Tenez-moi donc pour bien étroitement lié avec vous, et ne vous souciez pas d’en savoir davantage, sinon que ce lien n’est contraire à aucun autre lien, soit de vœu soit de mariage.


Je me sens, ma très chère Fille, une suavité extraordinaire de l'amour que je vous porte, car j'aime cet amour incomparablement, fort, impliable et sans mesure ni réserve, mais amour doux, facile, tout pur, tout tranquille ; bref, si je ne me trompe, tout en Dieu... (7 juillet 1607). Dix-huit années de correspondance témoignent de la plus extraordinaire amitié jamais venue du ciel, la plus pure en même temps que la plus puissante, sans autre limite que celle de Dieu lui-même, car si nous avions un seul filet d'affection en notre coeur qui ne fut pas à lui et de lui, ô Dieu, nous l'arracherions tout soudainement (juillet 1606).Acteurs essentiels du relèvement catholique dans l'Europe de la Contre-Réforme, mêlés à tous les débats politiques et religieux de l'époque, François de Sales et Jeanne de Chantal nous introduisent par cette porte du coeur dans un nouvel ordre de la conscience occidentale, celle de la France d'Henri IV et de Louis XIII.Avec les seuls ajustements nécessaires au lecteur contemporain, replacée dans son contexte historique, publiée pour la première fois de façon exhaustive par deux spécialistes de la tradition salésienne, la correspondance échangée entre Jeanne et François passionnera les amoureux des lettres françaises, autant que les connaisseurs de la spiritualité moderne.David Laurent et Max Huot de Longchamp sont membres de l'Association Saint-Jean-de-la-Croix, dont l'objectif est l'étude et la publication de la grande tradition spirituelle chrétienne.